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L’habitat semi-enterré, ou « maison de Hobbit »

« Dans un trou vivait un Hobbit »… Ainsi commence la célèbre histoire de Bilbo le Hobbit narrée par Tolkien. Et si demain notre habitat ressemblait à celui de ces petits personnages ? Une maison enterrée et confortable qui s’intègrerait harmonieusement dans le paysage et vous mettrait à l’abri de tous les changements climatiques annoncés. Crises écologique, économique et énergétique obligent, la culture troglodyte fait son grand retour et l’habitat enterré ou semi-enterré pourrait émerger comme une tendance durable. Très discrètement, les maisons protégées par la terre font des émules ici et là. Et les projets fleurissent.

Fini les factures de chauffage

façade-Maison-PLJ-par-Hertweck-Devernois-Architectes-Urbanistes-St-gremain-en-laye-France-photo-Siméon-LevaillantCette idée d’habiter la terre n’est pas vraiment nouvelle. C’est à la fin des années 60 que l’architecte Malcolm Wells développe ce concept. D’après lui, toute construction provoque un traumatisme pour l’environnement et la maison idéale devait se fondre dans le paysage, consommer ses propres déchets, suivre le rythme de la nature, résister aux intempéries tout en étant belle. Tout un programme, encore loin de nos schémas actuels. « Nous vivons dans une ère de bâtiments fastueux et de la maison trophée : grosse, laide, arrogante…»,

«Peu d’entre nous réalisent qu’il y a une méthode douce de construire », jugeait-il.

Et en effet, ce type d’habitation présente énormément d’atouts : elle permet de limiter au maximum le chauffage – voire de s’en passer – en utilisant les qualités thermiques de la terre, dont la température constante est d’environ 13 °C. Aux beaux jours, le soleil pénètre dans la maison et la chaleur est absorbée vers la terre qui la restitue en hiver. La maison se chauffe ainsi dès l’automne avec l’énergie de l’été.

Si les premières maisons enterrées étaient complexes, coûteuses et peu esthétiques, quelques visionnaires ont fait progresser la technique. Ainsi, dans les années 1980, en pleine période de choc pétrolier, John Hait, un physicien américain, a optimisé la température de la maison et sa protection contre l’humidité en développant une jupe isolante faite de bâches en plastique et de plaques en polystyrène. Comme un parapluie, elle empêche l’eau de s’infiltrer dans la terre entourant la maison.

Solidité

Patrick Baronnet, précurseur de la maison écologique et autonome depuis quarante ans, s’avoue séduit, mais s’interroge : « L’idée d’utiliser l’inertie de la terre est prometteuse, mais la mise en oeuvre paraît onéreuse et peu écologique. Cela nécessite des heures de tractopelle, qui consomme 70 litres d’essence par heure ! De plus, pour éviter l’éboulement, il faut une infrastructure très solide. Avec les toitures végétales très à la mode actuellement, quand il pleut, la charge de rétention d’eau est énorme et amène des complications. »

Une crainte que Philippe Delage a balayé : ce patron de PME a lancé son chantier au printemps dernier à Montgivray dans l’Indre. Depuis de longues années, il rêvait d’une maison bulle en voile de béton dans la lignée d’Antti Lovag, l’architecte du Palais Bulles de Pierre Cardin près de Cannes. Au fil des rencontres, il a décidé d’intégrer sa maison au paysage en la recouvrant de terre et d’utiliser la méthode du parapluie. Ce sera une des premières maisons à conjuguer ces techniques en France.

Quelques exemples d’habitations semi-enterrées :

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Source : www.decroissons.wordpress.com

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